Nouveaux produits
-
Assortiment bombes de bain Bubulles
Offrez à vos bains une touche de magie avec l’assortiment bombes de bain...
20,00 € -
Macarons de Bain Effervescents – Assortiment Cadeau Naturel
Offrez-vous une bulle de gourmandise avec cet assortiment de 3 macarons...
10,00 € -
Bombe Bain Sapin – Parfum Pin Naturel – Naturelle 180g
L'esprit de la forêt dans votre bain ! Cette grosse bombe de bain...
6,00 € -
Bombe Bain Pingouin – Orange Épicée – Naturelle 180g
L'esprit de Noël dans votre bain ! Cette grosse bombe de bain décorée...
6,00 €
Meilleures ventes
-
Shampoing solide naturel Vert Dur
Le shampoing solide naturel Vert Dur revitalise vos cheveux pour une...
10,00 € -
Savon naturel artisanal Avocat Lavez-vous !
Découvrez le savon naturel Avocat Lavez-vous, enrichi en pulpe d’avocat...
6,50 € -
Shampoing solide naturel Le Grand Blanc
Le Grand Blanc est un shampoing solide naturel conçu pour entretenir vos...
10,00 € -
Savon du Lac naturel doux
Le savon du Lac est un savon doux, inspiré des lacs des Savoies, conçu...
6,50 € -
Shampoing de la Ruche
Découvrez le shampoing de la Ruche, un shampoing solide naturel très...
10,00 € -
Après-shampoing naturel Crème de Miel
L'après-shampoing Crème de Miel est un soin capillaire naturel qui allie...
12,00 € -
Dentifrice en poudre naturel citron menthe
Découvrez le dentifrice citron-menthe en poudre, une solution naturelle...
10,00 € -
Savon naturel surgras Psychédélice
Plongez dans l’univers des années 70 avec le savon naturel Psychédélice....
7,00 €
Salle de bain zéro déchet : par où commencer (sans tout envoyer valser)
Publié le :
20/03/2026 11:48:57
Catégories :
Zéro Déchet & Écologie
Une salle de bain zéro déchet, c'est une salle de bain où les produits jetables et les emballages plastiques ont été remplacés, progressivement, par des alternatives durables : savon solide, shampoing solide, lingettes lavables, dentifrice en poudre, rasoir de sûreté... Pas de révolution du jour au lendemain. Juste des remplacements intelligents, un produit à la fois.
Mais comment s'y prendre concrètement ? Par quoi commencer ? Et comment éviter les erreurs classiques : tout jeter d'un coup, acheter des dizaines de produits "écologiques" inutiles, abandonner après deux semaines de cheveux gras ?
Ce sont les questions que mes clientes me posent depuis que je fabrique des cosmétiques naturels dans mon atelier en Savoie. Et je comprends : il y a quelques années, j'ai regardé ma propre salle de bain d'un autre œil. Le résultat ? 30 à 40 flacons plastiques par an, rien que pour une personne. Une famille de cinq ? Je ne fais pas le calcul, ça fait trop mal. C'est le genre de chiffre qui reste coincé dans la tête et qui finit par changer des habitudes.
Dans ce guide, je vous partage ma méthode. Sans culpabilisation, sans investissement massif, et sans vous demander de tout jeter demain matin.
|
À retenir :
|
C’est quoi exactement, une salle de bain zéro déchet ?
Soyons honnêtes deux secondes : le « zéro déchet absolu », ça n’existe pas vraiment. Ou alors il faut vivre dans une forêt en fabriquant tout soi-même. Et encore, je ne suis pas sûre que la forêt soit d’accord.
Ce qu’on cherche ici, c’est une réduction significative des déchets, en particulier des emballages plastiques à usage unique. Et ça, c’est tout à fait faisable.
Une salle de bain zéro déchet repose sur trois piliers :
- Les produits solides : qui n’ont besoin d’aucun flacon plastique.
- Les accessoires réutilisables : qui remplacent les produits jetables.
- Les emballages intelligents : verre, métal, papier recyclable, vrac.
Vous n’avez pas besoin d’atteindre les trois du premier coup. L’objectif, c’est de progresser, pas d’être parfait.
Par où commencer ? La méthode en 3 temps
Voilà ce que je conseille à toutes les clientes qui me demandent comment s’y prendre. Trois étapes, dans l’ordre. Pas de précipitation !
Étape 1 : Observer avant d’agir
Ouvrez votre placard de salle de bain. Et regardez vraiment ce que vous avez.
Combien de flacons plastiques ? Combien de produits que vous n’utilisez plus mais que vous gardez « au cas où » ? Combien de doublons ?
Cette étape, elle prend dix minutes. Et elle change tout. Parce qu’on réalise souvent qu’on possède beaucoup plus qu’on ne croit, et qu’une grande partie peut être remplacée par un seul produit polyvalent.
Étape 2 : Finir les stocks avant de remplacer
Je le répète parce que c’est vraiment l’erreur numéro un : ne jetez rien.
Jeter un gel douche à moitié plein pour le remplacer par un savon solide, ça ne fait pas de sens. Le déchet est déjà créé. Utilisez ce que vous avez jusqu’au bout, puis passez à autre chose.
C’est moins glamour que de « tout recommencer à zéro », je sais. Mais c’est infiniment plus cohérent.
Étape 3 : Remplacer un produit à la fois
C’est là que la magie opère. Un produit finit ? On le remplace par son alternative zéro déchet. Juste celui-là. Pas cinq en même temps.
Pourquoi ? Parce que chaque nouveau produit demande une petite période d’adaptation, surtout le shampoing solide, on y reviendra. Si vous changez tout d’un coup, vous ne saurez plus quoi a provoqué quoi. Et vous risquez de vous décourager.
Un à la fois, c’est durable. Et c’est beaucoup moins coûteux au départ.
Les produits solides : la révolution tranquille
C’est le cœur du sujet. Les produits solides, c’est ce qui permet d’éliminer la majorité des emballages plastiques, sans sacrifier l’efficacité ni le plaisir d’utilisation.

Le savon saponifié à froid : le grand classique
Plus de 15 ans que j’en fabrique, et je ne m’en lasse pas ! Le savon saponifié à froid remplace à la fois le gel douche et le savon liquide. Et pour la plupart des formulations, il peut même s’utiliser sur le visage.
Ce que j’adore dans ce produit, c’est qu’il est taillé pour le zéro déchet par nature. Pas de flacon, pas d’emballage obligatoire, une durée de vie de 2 à 3 mois d’utilisation quotidienne. Et la glycérine naturelle qu’il contient (préservée grâce à la saponification à froid) hydrate la peau au lieu de la décaper.
À La Roulotte, je propose mes savons nus ou glissés dans un pochon en tissu réutilisable. Zéro déchet jusque dans l’emballage.
Le shampoing solide : oui, ça marche vraiment
Alors, je vous entends d’ici : « Mais le shampoing solide, c’est pas pareil, ça rend les cheveux tout gras, c’est horrible... »
Je vous arrête.
Ce que vous décrivez, c’est la période de transition : environ 2 à 4 semaines pendant lesquelles vos cheveux déshabitués aux tensioactifs synthétiques se régulent. C’est normal, c’est temporaire, et ça passe.
Après cette période ? La majorité de mes clientes ne reviennent jamais en arrière. Un shampoing solide dure en moyenne 2 à 3 fois plus longtemps que son équivalent liquide. Et il tient dans un sachet papier, pas dans un flacon plastique de 300ml.
Le déodorant solide
Celui-là fait souvent peur. « Est-ce que ça fonctionne vraiment ? » Oui, à condition de choisir le bon format pour sa chimie corporelle. Il existe des versions en stick, en crème, en poudre. Certains contiennent du bicarbonate (attention aux peaux sensibles), d’autres s’en passent totalement.
Mon conseil : tester en période moins « intensive » (l’hiver plutôt qu’en plein été) pour apprivoiser le produit en douceur. Notre déodorant artisanal est formulé pour être doux et efficace, sans les perturbateurs endocriniens qu’on trouve souvent dans les déodorants conventionnels.
Le dentifrice solide : la grande surprise
C’est souvent le produit qui surprend le plus, et qui convainc le plus vite. Un dentifrice solide peut prendre la forme d’une poudre ou d’un comprimé, conditionné dans une petite boîte en aluminium réutilisable ou un sachet papier recyclable. Vous gardez le contenant des années. Le déchet ? Un petit emballage papier. C’est tout.
Une fois la gestuelle acquise, la plupart des gens trouvent que leurs dents n’ont jamais été aussi propres. Et l’absence de tube en plastique écrasé dans la poubelle, ça fait un bien fou. Le label UFSBD (Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire) valide l’efficacité de certains dentifrices solides, c’est un bon repère si vous hésitez.
Crème solaire et soin corps : les oubliés du zéro déchet
On pense souvent aux incontournables, mais la transition zéro déchet peut aussi s’étendre aux soins complémentaires. Une crème solaire bio en format solide ou en flacon en verre, un lait après-soleil à base de beurres végétaux, une huile végétale multi-usages comme l’huile de coco ou de jojoba, autant de produits qui peuvent remplacer plusieurs références de votre placard d’un seul coup. Les beurres végétaux (karité, cacao, mangue) font d’excellents soins pour le corps, les lèvres et les cheveux, dans un seul et même pot.
|
Produit classique |
Alternative zéro déchet |
Durée de vie |
Emballage |
|
Gel douche 250ml |
Savon saponifié à froid 100g |
2-3 mois |
Nu ou pochon tissu |
|
Shampoing liquide 250ml |
Shampoing solide |
2-3x plus longtemps |
Sachet papier recyclable |
|
Déodorant stick plastique |
Déodorant solide artisanal |
2-3 mois |
Carton ou vrac |
|
Dentifrice tube plastique |
Dentifrice en poudre |
Recharge sachet papier |
Boîte aluminium réutilisable |
Les accessoires réutilisables : le côté matériel
Les produits solides, c’est la moitié du chemin. L’autre moitié, c’est tout ce qui entoure votre routine : les accessoires. Et là, les options sont nombreuses. Voici un tour d’horizon complet pour construire une routine beauté simple et vraiment durable.
Cotons lavables et lingettes démaquillantes
Un coton jetable, c’est utilisé une fois et poubelle. Un carré démaquillant en coton bio, c’est lavé en machine, réutilisé des centaines de fois. Le calcul est vite fait. Pour les peaux sensibles, optez pour des matières douces : coton biologique certifié GOTS, bambou, eucalyptus. Et prévoyez-en une quinzaine pour pouvoir lancer une lessive tous les 4-5 jours. Les lingettes lavables et lingettes démaquillantes lavables dont vous entendez parler dans les boutiques zéro waste, ce sont exactement ces carrés réutilisables, les noms varient selon les marques.
Le filet à savon : le petit accessoire malin
Moins connu, mais redoutablement pratique : le filet à savon. Il permet d’utiliser les derniers bouts de savon jusqu’à la fin, sans qu’ils s’effritent entre les doigts. On glisse les fins de vie dedans, on mouille, et on obtient une belle mousse. Zéro gaspillage.
Le porte-savon drainant : indispensable (vraiment)
Un savon surgras riche en glycérine fond vite s’il baigne dans l’eau. C’est l’une des rares contraintes du savon solide, et elle se résout avec un simple porte-savon drainant. Un porte-savon en bois, en métal ou en pierre qui laisse l’air circuler sous le savon, et il séchera entre chaque utilisation. Sa durée de vie sera multipliée par deux, facilement.
L’éponge végétale et le gant de toilette en fibres naturelles
Les éponges synthétiques libèrent des microfibres plastiques à chaque lavage. Les alternatives naturelles existent et sont tout aussi efficaces : éponge végétale (loofah), gant de toilette en fibres naturelles (coton, lin, bambou). Ils se lavent en machine et durent bien plus longtemps qu’une éponge classique.
La fleur de douche réutilisable
Dans le même esprit, la fleur de douche réutilisable en matières naturelles remplace les traditionnelles fleurs de douche en plastique. Une en tissu ou en sisal dure des années, se lave facilement, et n’envoie pas de plastique dans les canalisations.
Le rasoir de sûreté en métal
Un rasoir jetable en plastique, ça dure quelques semaines. Un rasoir de sûreté en métal, ça dure toute une vie. On change juste la lame en acier inox, recyclable. Là encore, le calcul est simple.
La brosse à dents en bambou et les alternatives écologiques
Le manche en bambou est compostable. Mais saviez-vous qu’il existe aussi des brosses à dents en bois de hêtre ou des modèles à tête interchangeable ? Ces derniers sont particulièrement intéressants : on conserve le manche indéfiniment, et on ne change que la tête. En sachant qu’on est censés changer de brosse à dents tous les 3 mois, les 4 brosses plastiques par an et par personne, ça finit par faire une belle pile.
La brosse à cheveux en bois et le peigne naturel
Même logique pour les accessoires capillaires : une brosse à cheveux en bois avec des poils naturels, un peigne en bois. Ces matériaux naturels durent des décennies si on en prend soin, et ne finissent pas à la poubelle au bout de deux ans comme leurs équivalents plastiques.
L’oriculi : pour les soins des oreilles
Petit objet méconnu mais redoutablement efficace : l’oriculi (ou cure-oreille réutilisable) remplace les cotons-tiges jetables. En bambou ou en acier inox, il se rince après usage et dure des années. Un geste simple pour éliminer une source de déchets souvent oubliée.
Si la sensation vous déplaît, préférez le coton-tige biodégradable aux modèles les plus basiques.
Les alternatives menstruelles : la transition la plus impactante
Si vous avez des menstruations, c'est probablement là que la transition a le plus d'impact sur le long terme. Les options réutilisables sont aujourd'hui nombreuses et fiables : culottes menstruelles, cup menstruelle en silicone médical, protections hygiéniques réutilisables en tissu, lingettes lavables pour l'hygiène intime. La transition peut se faire progressivement, l'essentiel est de trouver ce qui convient à votre corps et à votre mode de vie.
Les contenants et emballages : penser « rechargeable »
Au-delà des produits solides, il existe une autre façon de réduire les déchets plastiques : choisir des contenants rechargeables.
- Flacons: certaines marques proposent de racheter uniquement la recharge (en sachet souple ou en vrac) tout en gardant votre flacon en verre ou en aluminium.
- Contenants consignés : de plus en plus de boutiques zero waste permettent de rapporter son bocal ou pot pour le faire remplir à nouveau.
- Produits en vrac : savon liquide, shampoing, après-shampoing. Le vrac existe aussi sous forme liquide dans certaines enseignes spécialisées.
L’idée derrière tout ça ? Découpler le produit de son emballage. Vous payez pour le contenu, pas pour le contenant qu’on jette après.
Nettoyer sa salle de bain naturellement
Le nettoyage de la salle de bain, c’est un autre poste à déchets, souvent négligé dans la conversation zéro déchet. Pourtant, c’est là qu’on trouve certains des produits les plus chargés en chimie synthétique.
La bonne nouvelle, c’est que deux ingrédients font 90% du travail :
- Le vinaigre blanc : détartrant naturel, désinfectant, anti-calcaire. Dililé dans de l’eau, il nettoie les robinets, les parois de douche, les miroirs.
- Le bicarbonate de soude : légèrement abrasif, il frotte sans rayer, parfait pour les joints, les lavabos, les baignoires.
Et pour un nettoyage plus profond, le savon noir fait des merveilles sur les carrelages. Quelques gouttes dans un seau d’eau chaude, et la salle de bain brille. Le savon noir se trouve facilement en vrac ou en emballage en boîte métallique, ce qui en fait un produit naturel de nettoyage particulièrement vertueux.
Astuce maison : les petits bouts de savon artisanal qui traînent en fin de vie ? Ne les jetez pas. Faites-les fondre dans un peu d’eau chaude, et vous obtenez un savon liquide maison pour nettoyer les surfaces. Économie circulaire à son niveau le plus simple.
Recette DIY : spray nettoyant tout-usage
Vous voulez aller un peu plus loin dans le fait-maison ? C’est plus simple qu’on ne croit :
- 200ml de vinaigre blanc
- 200ml d’eau
- 20 gouttes d’huile essentielle de tea tree (antibactérien naturel) ou de lavande
Mélangez dans un flacon spray en verre récupéré. Ce spray nettoie les surfaces, les robinets et les miroirs, sans résidu chimique. Durée de vie : illimitée si le flacon reste propre.
Les certifications et labels : comment reconnaître un vrai produit écologique ?
Le greenwashing existe. Et il est partout dans le secteur de la beauté naturelle. Un joli packaging kraft avec des feuilles dessinées dessus ne garantit rien. Voici les certifications qui ont du sens.
Pour les cosmétiques et produits de beauté :
- Cosmos Organic / Cosmos Natural : certification internationale qui garantit la composition biologique et l’origine naturelle des ingrédients.
- Cosmébio : certification française reconnue, qui s’appuie sur le référentiel Cosmos.
- Nature & Progrès : l’une des plus exigeantes, elle va au-delà des critères habituels en incluant des considérations éthiques et sociales.
Pour les textiles (cotons lavables, gants, etc.) :
- Coton certifié GOTS (Global Organic Textile Standard) : la référence mondiale pour les textiles biologiques. Si vos cotons lavables ou votre gant de toilette portent ce label, vous pouvez faire confiance à leur composition.
- Certification FSC / Label PEFC : pour les produits en bois (brosses, peignes, portes-savon). Ces certifications garantissent que le bois provient de forêts gérées durablement.
Pour l’hygiène dentaire :
- UFSBD (Union Française pour la Santé Bucco-Dentaire) : valide l’efficacité des produits, y compris pour certains dentifrices solides.
Mon conseil : ne cherchez pas la certification à tout prix. Ces labels sont des repères utiles mais peuvent être onéreux pour de petites structures.
Une petite savonnerie artisanale locale qui travaille en transparence sans label vaut souvent mieux qu’une grande marque certifiée qui produit à l’autre bout du monde.

Les avantages économiques, parce que oui, ça coûte moins cher
On me dit souvent : « Oui, mais les produits naturels c’est plus cher. » Alors posons les chiffres.
Un flacon de gel douche à 3€, ça dure quoi ? Trois semaines ? Un mois ? Sur une année, c’est 36 à 48€ dépensés, sans compter les flacons vides. Un pain de savon artisanal à 7-8€ qui dure 2 à 3 mois, c’est 28 à 42€ sur la même période. Et pas un seul emballage plastique.
La différence, elle se joue encore plus sur le shampoing. Un shampoing solide qui dure 2 à 3 fois plus longtemps que son équivalent liquide, ça change vraiment la donne sur l’année.
L’investissement initial peut faire peur, surtout si on achète tout d’un coup. C’est pourquoi je recommande la transition progressive : remplacer un produit à la fois, au fur et à mesure que les anciens se terminent. Comme ça, le budget ne prend pas un coup d’un coup.
Les erreurs classiques à éviter
Forte de mon expérience avec des clientes en transition, voici ce que j’observe le plus souvent.
Tout jeter pour repartir à zéro
C’est l’impulsion la plus fréquente, et la plus contre-productive. Vider son placard pour acheter « du neuf en mieux », c’est créer plus de déchets plastiques, pas moins. Finissez ce que vous avez. Vraiment.
Confondre « naturel » et « zéro déchet »
Un produit peut être 100% naturel et venir dans un emballage plastique non recyclable. Et inversement, certains produits conventionnels sont vendus en vrac ou rechargeables. Les deux critères sont distincts. Apprenez à lire les emballages autant que les compositions INCI.
Vouloir être parfait dès le début
La salle de bain « parfaitement zéro déchet » du premier coup, ça n’existe pas ou alors ça implique tellement de frustration que la plupart des gens abandonnent au bout de deux mois. Moi-même, mon atelier n’est pas « zéro déchet absolu ». La perfection n’est pas l’objectif. Le mouvement, si.
Multiplier les achats « éco-responsables » inutiles
Acheter cinq accessoires en bambou dont vous n’avez pas besoin, c’est quand même consommer. Méfiez-vous des achats compulsifs « verts ». Regardez la liste INCI, vérifiez l’emballage réel, renseignez-vous sur l’origine des ingrédients.
Choisir des produits inadaptés à son mode de vie
Une cup menstruelle, c’est formidable ! Mais si vous n’êtes pas à l’aise avec ce format, les culottes menstruelles existent. Un dentifrice solide en poudre, c’est très bien, mais si ça vous dérange vraiment, il existe aussi des versions en comprimés. Le zéro déchet doit s’adapter à vous, pas l’inverse.
Et dans mon atelier, concrètement ?
À La Roulotte à Savon, la démarche zéro déchet ne date pas d’hier. Je l’ai construite progressivement, au fil des années, en cherchant à aligner mes valeurs et ma pratique.
Mes savons sont proposés nus (sans emballage du tout) ou dans des pochons en tissu réutilisables. Mes shampoings solides sont vendus dans des sachets papier recyclables. Quand j’utilise des ingrédients locaux, c’est aussi une façon de réduire les kilomètres et les emballages liés au transport.
Est-ce que c’est parfait ? Non. Est-ce que c’est sincère et en amélioration constante ? Oui.
C’est ça, l’approche zéro déchet que j’essaie de transmettre : pas un idéal inaccessible, mais un chemin qu’on parcourt à son rythme, avec les moyens du bord, sans se juger.
Conclusion : votre salle de bain, votre rythme
Transformer sa salle de bain, ça ne demande ni révolution ni sacrifice. Ça demande juste de commencer quelque part.
Peut-être que votre « quelque part », c’est un pain de savon artisanal qui remplace votre gel douche. Peut-être que c’est un lot de cotons lavables. Peut-être que c’est une boîte de dentifrice solide. Peut-être que c’est votre première culotte menstruelle.
Peu importe. Ce premier geste, il entraîne les suivants. Et six mois plus tard, vous regardez votre salle de bain et vous réalisez que vous avez fait du chemin, sans vous en rendre vraiment compte.
Si vous avez des questions sur quels produits choisir pour votre type de peau ou vos cheveux, n’hésitez pas à me contacter directement.
Questions fréquentes sur le mode de vie zéro déchet
Par quel produit commencer quand on débute dans le zéro déchet ?
Je recommande toujours de commencer par le savon solide pour le corps. C’est le changement le plus simple : pas de période d’adaptation, résultat immédiat, et l’impact écologique est visible tout de suite. Une fois convaincu, on passe au shampoing solide, puis aux accessoires zéro déchet.
Le shampooing solide convient-il à tous les types de cheveux ?
Dans l’ensemble, oui, mais le choix de la formule est important. Cheveux gras, secs, bouclés, fins : chaque profil a ses actifs idéaux. La période de transition (2 à 4 semaines) est universelle, quel que soit le type de cheveux. Le plus simple : me demander conseil selon votre profil capillaire, je vous orienterai vers la formule adaptée.
Comment conserver un savon solide pour qu’il dure le plus longtemps possible ?
Deux règles d’or : un porte-savon drainant pour qu’il ne baigne jamais dans l’eau entre les utilisations, et une zone aérée loin du jet de douche direct. Si vous avez plusieurs savons, alternez-les, ça leur permet de sécher complètement entre les usages.
Le zéro déchet coûte-t-il plus cher au départ ?
L’investissement initial peut être légèrement plus élevé, surtout pour les accessoires réutilisables (rasoir de sûreté, cotons lavables, cup menstruelle). Mais sur la durée, la comparaison est clairement favorable. Les économies s’accumulent vite. Et la transition progressive permet d’étaler cet investissement dans le temps.
Les produits solides sont-ils aussi efficaces que les produits liquides ?
Oui, parfois même plus. La différence principale, c’est l’absence d’eau dans la composition. Un produit liquide contient souvent 70 à 90% d’eau. Un produit solide, c’est 100% d’actifs concentrés. Ce qui explique à la fois sa durée de vie plus longue et son efficacité.
Peut-on utiliser un savon artisanal sur le visage ?
Cela dépend de la formulation et de votre type de peau. Certains de mes savons sont spécialement formulés pour le visage, avec un surgraissage élevé et des actifs apaisants (lait, calendula…). Pour les peaux sensibles ou réactives, je recommande toujours de tester d’abord sur une petite zone.
Quels matériaux choisir pour les accessoires de salle de bain zéro déchet ?
Privilégiez des matériaux biodégradables ou recyclables : le bambou, le bois de hêtre ou de charme, le caoutchouc naturel, le latex naturel et les fibres naturelles pour les textiles. Le verre et l’aluminium font l’affaire pour les contenants
Où trouver des accessoires et produits zéro déchet de qualité ?
Plusieurs pistes : les boutiques zéro déchet ou épiceries en vrac locales, les marchés artisanaux et les sites de créateurs qui fabriquent en France, comme La Roulotte à Savon pour les cosmétiques solides. En général, privilégiez les circuits courts et les producteurs transparents sur leurs compositions et leurs approvisionnements.